Que les fans se réjouissent ! 2020 sera l’année de publication du nouveau roman estampillé Livr’S Éditions de Céline Saint-Charle.

Après le succès de #SeulAuMonde, l’Auvergnate, institutrice maternelle de formation, nous revient dans un style différent.

Thriller noir aux accents anxiogènes, La Divine Proportion est annoncée comme étant le roman qui hantera vos nuits en ce début d’année.

Rencontre avec une autrice ravie pour tout savoir de ce nouveau roman.

Bonjour, Céline, peux-tu nous pitcher « La Divine Proportion » ?

 C’est l’histoire de deux rencontres. Celle de Léna, une journaliste un peu naïve, un peu asociale, avec une petite fille dans un orphelinat. Elle tombe en amour sans vraiment le réaliser. Après la disparition de l’enfant, elle rencontre aussi Lucas, un vieux flic dépassé par l’évolution de la France.

Ensemble, ils affrontent le mensonge utopique du monde dans lequel ils vivent, creusent avec acharnement, jusqu’à dévoiler la vérité.

Ce roman est une enquête résolument sombre, pourquoi cette envie d’aller vers un univers différent que celui présenté à nos lecteurs avec #SeulAuMonde ?

 Dans #SeulAuMonde, mes personnages s’accrochent dès le début à une forme d’espoir, malgré une situation initiale désespérée.

Ici, les deux héros sont dans un monde d’apparence riante, où les problèmes ont presque disparu. Ils vont devoir composer avec les révélations et les meurtres, avec le bouleversement de toutes leurs croyances.

La mécanique psychologique mise en œuvre pour avancer est l’inverse de celle présente dans #SeulAuMonde.

Et le thème, que je ne peux pas dévoiler sans spoiler, appelait forcément un traitement beaucoup plus sinistre et anxiogène.

Quelles ont été tes sources d’inspiration pour écrire cette histoire ?

 Je suis une grande consommatrice de faits-divers, ou, plus exactement, des commentaires des gens sur ces faits-divers. En deux lignes de réaction, on peut aisément cerner le profil des internautes. C’est fascinant ! La violence extrême de beaucoup de commentaires me sidère. Si on prenait au pied de la lettre les solutions exigées par le citoyen lambda, il y a belle lurette que la population mondiale serait retombée à quelques centaines de millions… Ce ne sont qu’appels au meurtre, au rétablissement de la peine de mort, à des tortures moyenâgeuses. Le tout sous houlette gouvernementale de préférence, pas question de se salir les mains.

Comme souvent, le cœur de l’intrigue est venu d’un « et si ? » en lisant ces commentaires et mon cerveau a tricoté le reste.

L’un de tes personnages peut-il être qualifié comme étant le reflet de toi-même ?

Je ne m’étais pas posé la question jusqu’à ce que tu me le demandes. En y réfléchissant, il y a une part de moi dans Léna, c’est indéniable. Son côté « effarouchée par ses semblables », mais aussi son côté « je ne lâche rien, quels que soient les risques ». Quand quelque chose me tient à cœur, je perds tout sens commun. Et, beaucoup de gens ont du mal à le croire, mais je suis une ourse assez peu adaptée à la société moderne et à ses codes sociaux que je ne comprends souvent pas.

Ceux qui te suivent sur les réseaux savent également que tu es une grande lectrice qui donne son avis sans détour. As-tu tiré un enseignement particulier de certaines lectures avant de te lancer dans l’écriture de ce nouveau roman ?

Je ne pense pas avoir été influencée par des lectures en particulier, en tout cas pas au niveau conscient. En revanche, mes lectures en général sont indissociables de mon processus d’écriture. J’en ai besoin, je ne peux pas écrire sans lire et inversement. C’est un équilibre délicat à maintenir entre les mots que je laisse sortir de moi et ceux que j’ingère. Comme si chaque mot que j’écris laissait un vide qui doit être comblé par les mots des autres, pour que je puisse exister.

Quel est ton rituel d’écriture ?

Du thé à profusion, de la musique et en avant ! Je me déconnecte complètement du monde. À tel point qu’il est arrivé que mes animaux fassent les fous à deux mètres de moi, retournant le salon, sans que je m’en aperçoive. Ou que des gens arrivent à la maison et en repartent après une heure, incognito. Je pense que quand j’écris, la fin du monde pourrait survenir, je n’en aurais pas conscience ! Et après chaque session d’écriture, j’ai besoin de lire, au moins une demi-heure.

Pour conclure, une petite confidence à faire à tes lecteurs ?

Je suis quelqu’un de très optimiste dans la vie de tous les jours, je cherche toujours le positif, aussi maigre qu’il soit, même dans les pires moments. Mes livres sont le seul domaine où je peine à ne pas pencher vers le côté obscur. J’ai toujours la peur au ventre : qu’ils ne plaisent pas, que les lecteurs passent à côté… Tant que je n’ai pas eu les premiers retours positifs, je ne sais pas quoi faire de mon manuscrit, je suis persuadée d’avoir tout raté. D’où l’importance cruciale des bêta-lecteurs, qui me permettent de me rassurer.

La Divine Proportion

Disponible début mars.

18 €

ISBN : 9 782 379 100 321

Pour patienter, vous pouvez toujours vous (re)plonger dans #SeulAuMonde .