Lors des Imaginales 2019, vous avez pu découvrir « Futur Antérieur ».

Née de la plume de Henri Bleunven, cette dystopie plonge le lecteur dans un univers mêlant futurisme et archaïsme.

« Nous sommes au XXIIème siècle. La vie s’écoule, paisible, dans le petit village de Soléal, sous la direction des Gardiens du Savoir. Urien et Leïla tentent d’avoir un enfant depuis leur union, mais Urien a d’autres sources d’inquiétude en tête. Derrière le caractère rassurant de la routine, le jeune homme s’interroge sur certaines pratiques de leurs gouverneurs. Au cours d’une escapade, il découvre une étrange caverne contenant un matériel à la fois futuriste et usé par le temps. Grâce à ces étranges machines, le voile d’ignorance se déchire. Nous sommes au XXIIème siècle. L’humanité telle que nous la connaissons a disparu. Mais quelqu’un dirige, depuis les ombres, les vestiges d’un futur trop tôt avorté. Aidé d’autres jeunes rebelles et de Tsuda le Second, Urien s’engage dans une quête qui l’emporte au-delà de ses doutes. »

Depuis sa parution, le roman ne cesse de conquérir les lectrices et lecteurs de France et d’ailleurs. Vous êtes de plus en plus nombreux à vous laisser emporter par cette aventure, mais aussi à vous demander qui est réellement Henri Bleunven.

Toutes les réponses à vos questions, l’auteur nous les a données dans un entretien à bâtons rompus. Retour sur une interview à cœur ouvert.

Crédits photos: Emma Le Clesh

Qui es-tu, Henri ?

Un pessimiste heureux pas très sérieux.

Comment t’est venue l’envie d’écrire ?

Comme une envie de respirer, avec une démangeaison au bout des doigts.

Quelles sont tes inspirations ?

Selon les genres et les thèmes abordés, parmi les premières d’entre elles, je citerai, les légendes et contes bretons, l’œuvre de Jules Verne.  Ensuite, il y a, presque évidemment, Tolkien puis des auteurs de SF comme, Ray Bradbury, Barjavel, Georges Orwell, J.G Ballard, Franck Herbert… Sans oublier, une actualité contemporaine souvent très généreuse en sources d’inspirations…

 Quel est ton roman préféré et pourquoi ?

Farhenheit 451 de Ray Bradbury. Parce que le livre et la notion du bonheur en sont quelque part les « personnages » principaux. C’est un roman de science-fiction qui comme 1984 de Georges Orwell nous fait réfléchir sur le danger de l’autoritarisme politique. Les thèmes de la liberté de pensée et du droit de contester un ordre établi me sont chers.

Parle-nous de Futur Antérieur :

Il s’agit d’un roman d’anticipation, mais également et surtout d’aventure. On peut le voir comme une quête dans un monde post-apocalyptique, avec une présence à peine discrète de quelques pensées personnelles.
Un message écologique est présent, mais selon la sensibilité du lecteur, là où certains verront la recherche d’une utopie absolue et la résistance à l’ignominie d’un système, d’autres participeront surtout à un grand voyage, je l’espère, plein de surprises.
Le fait qu’il soit un premier roman m’a incité à y mettre beaucoup de mes goûts, de mes idées, de mes doutes, de mes expériences. Il peut ressembler à un meuble dont on ouvre les tiroirs les uns après les autres. Je l’ai écrit comme je l’aurais rêvé. Façon de faire que je pense commune lorsque l’on s’immerge dans le domaine de la science-fiction et de l’imaginaire. J’ajouterai qu’après la pose des décors, j’ai essayé de placer quelques touches d’humour tout au long du roman. Une manière qui m’est naturelle et que j’utilise pour humaniser un propos ou pour dédramatiser un message qui sinon peut paraître moralisateur.

Comment t’est venue l’idée d’écrire un tel roman ?

En courant, comme me viennent la plupart de mes idées d’écritures (entre autres). La course à pied m’éloigne de la réalité du quotidien. Dopé à l’endorphine et par une oxygénation exagérée, mon esprit devient alors imaginatif et créatif (ces effets ne sont pas permanents !). L’idée première était celle d’une nouvelle, largement influencée par une lecture déjà ancienne et déjà évoquée, Farhenheit 451.

Quel message voulais-tu faire passer au travers de cette histoire ?

Un message naturellement écologique parce qu’il me correspond, avec l’espoir d’avoir réussi à éviter l’écueil du donneur de leçon. Mais parce qu’on peut meubler ce combat avec toutes sortes de choses pas toujours cohérentes, j’ai souhaité l’associer à la philosophie (tout sauf religieuse) développée par Itsuo Tsuda. Il s’agit d’une pensée au croisement entre Orient et Occident, centrée sur le Ki, terme que l’on peut traduire en français par respiration. Je ne suis guère un spécialiste de son enseignement, mais j’ai simplement eu l’opportunité de lire plusieurs de ses très intéressants ouvrages.

Quels sont tes projets ?

J’ai écrit une suite à Futur Antérieur. Le titre provisoire est « Au cœur du mensonge ». Sa sortie est acquise et sera prochainement programmée. Par ailleurs, je termine actuellement l’écriture d’un roman ado de genre fantastique, tout en commençant celle d’un roman de Steampunk jeunesse.

 Un message pour tes lecteurs ?

Un grand et sincère merci à eux.

Si ce n’est fait, il vous est possible de vous (re)plonger dans l’univers de Futur Antérieur

Futur Antérieur
312 pages
18 €
ISBN : 978-2-37910-015-4